Quatrième de couverture : À la fin des Rougon-Macquart, soulagé d’en avoir terminé avec sa «terrible série», Zola cherche du nouveau. En 1891, de passage à Lourdes, il est saisi par le spectacle de cette «cité mystique» née de la vision d’une enfant en plein siècle positiviste. Il voit là un «admirable sujet» pour lequel il s’enthousiasme. De retour à Lourdes l’année suivante, il s’est documenté longuement, curieux de tout, reçu partout. Il en a rapporté un témoignage incomparable sur le pèlerinage, les malades, les foules ferventes, les intérêts affrontés autour de la Grotte, qu’il a transposé en un grand roman de la douleur et de l’espérance humaines. Il a fait aussi de Lourdes un symbole éternel, celui de l’humanité souffrante assoiffée de miracle, et le théâtre d’une grande idéologie moderne, la lutte de l’esprit de croyance et de l’esprit de raison.
Mon avis : Le moins que je puisse dire c’est que ce roman n’est pas du tout comique. Cela débute avec le départ du train blanc (les trains en partance pour Lourdes sont désignés par une couleur, selon la gravité des différentes pathologies présentes dans le train. Le train blanc est le train des personnes les plus malades
Etant cheminote, nous avons eu au départ de ma gare plusieurs trains pour Lourdes (des trains bleus et des trains verts notamment), et déjà je peux vous témoigner que c’est assez impressionnant de voir ces personnes diminuées voire très diminuées embarquer avec familles, médecins brancardiers et infirmiers, tout en ayant une foi et un optimisme très impressionnants. ) Bref, Zola nous embarque dans le train blanc, avec comme à son habitude moult détails pour bien décrire le décor, les protagonistes de l’histoire. C’est tellement « bien » décrit que j’ai eu l’impression de sentir les odeurs et d’en avoir des hauts le cœur…
Ce roman fait la part belle aux questionnement concernant la foi, les croyances religieuses, qui pourraient soulever des montagnes (dans ce cas ci guérir des pathologies graves)… ou pas.
Zola reste Zola dans son écriture pour appréhender, décortiquer, expliquer une situation sociale. Ayant lu les 20 tomes des Rougon-Macquart, je n’ai pas du tout été désarçonnée par ce premier tome de la série des 3 villes. Zola aime revendiquer pour mieux montrer les faces cachées de la société, ici, c’est la religion qui est sa cible et il ne manque pas de discernement tout en respectant les croyances (ou non-croyances ou encore grands questionnements existentiels et/ou scientifiques par rapport à ces croyances) que tout un chacun peut ou pourrait avoir.
Un roman dur, de par ses descriptions et surtout son sujet, mais qui donne à réfléchir quel que soit notre parcours spirituel.
Mon appréciation : 😊😊😊😊
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