
Quatrième de couverture : Elling a longtemps vécu avec maman, laquelle s’occupait avec amour de ce grand garçon un peu simple qui avait toujours besoin d’elle. Mais maman est morte, et Elling, trente-quatre ans, a perdu les pédales, au point que les services sociaux ont décidé de l’interner. Le voilà dans une institution psychiatrique, contraint de partager sa chambre avec Kjell Bjarne, un gaillard qui passe son temps à manger, regarder les filles dans les magazines et regretter son précédent camarade de chambrée. Contre toute attente, le duo devient inséparable…
Pour brosser ainsi le portrait de deux doux dingues relégués en marge de la société dite « normale », il fallait trouver le ton : la voix du narrateur, Elling lui-même, apporte fraîcheur et humour à un récit parfois grave car toujours juste. Des couloirs de l’institution à la contemplation des vaches, des souvenirs de la vie d’avant aux fantasmes de projets conjugaux, son parcours démontre qu’on est toujours le demeuré de quelqu’un et, partant, qu’il vaut mieux être bien accompagné que seul.
En 1 mot : Monologue
Mon avis : Ce roman nous emmène dans la vie de Elling, sa vie extérieure mais surtout sa vie intérieure. Et cette vie intérieure est intense ! Elle est faite de beaucoup d’imagination, car Elling se réfugie dans des histoires qu’il s’invente et dont il est le « héros » quand une situation de la vie extérieure lui échappe. Et, malheureusement pour lui, ces situations sont nombreuses. Elling est gentil, mais sa « folie douce » peut déclencher des moments difficiles à gérer où une certaine violence fait son apparition. Tout cela est décrit par l’auteur avec beaucoup d’humour et de sincérité. Monsieur Ambjørnsen donne la parole à son personnage, c’est parfois déroutant mais cela donne un ton spécial à l’histoire. Par contre, ce ton justement est le même tout au long des 345 pages et j’avoue que, régulièrement, soit ça m’agaçait soit ça me lassait… Mais je n’en resterai pas là avec Elling, je lis le tome 1 (en norvégien car il n’a pas été traduit en français, donc ma lecture est plus lente 😥 ) et ensuite j’attaqueterai le tome 3, car, l’air de rien , Elling est attachant 🤗
Ma note : 🐭🐭🐭🐭
Cette lecture permet de valider : La catégorie 39 de mon Défi Lecture FB 2025 : Livre qui traite du handicap (visible, invisible, temporaire, définitif)
D’abord, j’ai été à mon tour rayonnant de bonheur, car j’ai soudain pris conscience de ce qui se dissimulait derrière les mots du poète selon lesquels faire plaisir à quelqu’un est le seul plaisir qui soit. (p.334)
Éditions Acte sud/Babel, 2012
345 pages