
Résumé : Après Marie-la-rebelle et la sage Marie-Rein, c’est au tour d’Anne-Marie d’accomplir sa destinée de femme. La jeune fille aspire à quitter le misérable rang-des-Cailles où tout la rebute.
La jolie blonde aux yeux bleus rêve de retourner à Cap-aux-Brumes et de mener une existence fastueuse aux côté de Julien, le timide horloger – bijoutier qui la courtise. Anne-Marie en a assez des longues années de privations dues à la crise économiques et à la Deuxième Guerre mondiale. Mais plusieurs obstacles se dressent sur sa route, dont la redoutable Gladys qui tourne autour de son Julien…
Aussi capricieuse et changeante que le Saint-Laurent, Anne-Marie alterne séduction et tempête. La femme-enfant rêve sa vie. Tout ira mieux plus tard : quand elle fera partie de la bourgeoisie locale et qu’elle sera riche. Et surtout, quand Bertrand Jolicœur, son ancien béguin, aura disparu de sa vie.
En 1 mot : Émancipation
Mon avis : Ce troisième tome nous emmène dans les années 1950-1960 et la vie quotidienne commence à changer assez grandement. Malgré tout nous retrouvons l’ambiance et le style auxquels nous a habitué l’auteure dans les 2 tomes précédents. Et même si l’héroïne de ce tome, Anne-Marie, est beaucoup plus frivole et capricieuse que ses aînées, puisque son époque lui permet de rêver et d’obtenir des choses et des considérations qui étaient interdites voire dérangeantes avant, elle fait partie d’une famille « quasi » parfaite comme les affectionnent madame Thibault. L’amour avec un grand A qui lie les parents est de nouveau bien présent et les enfants ont une jolie connivence avec leurs aïeux.
La trame et le fil rouge ne dénotent en rien des opus précédents et donnent une continuité tout à fait logique à l’histoire de la Famille de Marie pour cette 3ème génération. De plus j’apprécie particulièrement les petits apartés pour nous conter l’actualité canadienne et mondiale de l’époque.
Ma note : 🐭🐭🐭🐭🐭
Cette lecture permet de valider : La catégorie 58 de mon Défi Lecture FB 2025 : Titre comportant la lettre X.
Il n’y a rien de tel que de prendre un peu de recul pour être en mesure d’analyser une situation. Quand on a le nez collé sur le mur, on ne le voit plus et l’on se sent bloqué, comme s’il n’y avait pas d’issue, alors qu’il suffit de faire un pas en arrière pour se mouvoir à son aise ou pour apercevoir la porte entrouverte qui nous attend. On ne peut exercer un regard critique qu’en changeant de perspective et Maire est revenue chez elle résolue à imposer ses limites, convaincue qu’elle agit pour le bien de tout le monde, en commençant par celui d’Anne-Marie. (p.153)
Éditions Hurtubise, 2013
528 pages