
Résumé : Depuis deux siècles, il y a toujours eu un Desmonde à la tête de la paroisse de Stillwater. En contemplant la belle demeure ancestrale, le recteur actuel songe avec satisfaction que Stephen, son fils aîné, maintenant que ses études sont finies, ne tardera pas à lui succéder. Aussi, quand le jeune homme – à son retour d’Oxford – décline cet honneur, cache-t-il mal sa colère et son chagrin.
Stephen n’est pas un révolté. Pour plaire à son père, il accepte d’aller en stage dans une Mission à Londres, mais l’étroitesse d’esprit de ses supérieurs lui fait comprendre qu’il ne pourra jamais être prêtre. Son seul désir, son seul but dans la vie, c’est peindre. Il part pour Paris où se trouve déjà son ami Glyn. Son père lui accorde un an de grâce pour juger de ses possibilités.
Au bout de ce délai, un artiste londonien – maître du style pompier – condamne ses travaux. Stephen refuse d’abandonner et c’est fâché avec les siens qu’il retourne en France pour obéir à une vocation impérieuse dont ne triompheront ni la misère ni le découragement – prenant place parmi ceux qu’on appellera plus tard les peintres de l’École de Paris et dont A. J. Cronin raconte avec la vie ardente et tourmentée.
En 1 mot : Abnégation
Mon avis : Ce roman est une très très belle découverte. En fait, il traînait dans ma bibliothèque, je le regardais et puis je passais à son voisin, sans le prendre en main. Le titre et sa couverture (il faut bien l’avouer, elle n’est pas très avenante) ne me disaient rien. Et puis vint ma Coupe d’Europe livresque et il me fallait un auteur écossais… Alors il est sorti de ma bibliothèque par défaut, c’est le seul auteur écossais qui y habitait 🫢. Et quelle révélation !
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Une plume tres agréable, fluide, sensible, claire. Une histoire tellement bien menée, sans longueurs (et pourtant le roman fait plus de 500 pages, écrit tout petit). Des descriptions, des situations heureuses et malheureuses, des sentiments, des émotions, cette histoire est accaparente, on veut savoir, on veut être de la partie, on veut aider Stephen.
Un parcours de vie difficile, une abnégation pour son art qui force l’admiration, comme pour bon nombres d’artistes qui ne profitent pas de la reconnaissance de leur œuvre de leur vivant…
Un auteur que je ne manquerai pas de lire à l’avenir, sans attendre la qualification de l’Écosse en coupe du Monde et/ou d’Europe de football 😉
Ma note : 🐭🐭🐭🐭🐭🐭
Cette lecture me permet de valider : La catégorie 4 de mon Défi Lecture FB 2025 : Découverte d’un auteur.
Et je coche la case « Écosse » de ma Coupe d’Europe Livresque 2024.
Éditions Le Livre de Poche, 1973
508 pages