
Résumé : Quand un étrange héritage redistribue les cartes d’une vie…
« Ce carnet, c’est ton héritage. Tes sœurs auront le reste, mais crois-moi, je te lègue le plus précieux de mes biens, et tout l’argent du monde ne le remplacerait pas. Souviens-toi de moi. »
Quel choc pour ce jeune homme lors de l’ouverture du testament de son grand-père bien-aimé : il ne lui a rien laissé. Rien à part un vieux carnet au cuir râpé, avec une centaine de feuilles vierges. Cent pages blanches en héritage… Et une ultime lettre où le grand-père lui apprend que ce carnet est le plus grand trésor dont on puisse rêver.
Son grand-père était-il devenu fou ? Très vite, le jeune homme va découvrir le secret du carnet, un pouvoir mystérieux qui va bouleverser sa vie bien rangée et y faire entrer la folie, la gaieté et l’amour.
J’avais beau ne rien vouloir, par principe, parce que j’aurai préféré garder mon grand-père qu’avoir son argent, je suis déçu. Non, je suis triste. Quand on est mort, qu’on ne peut plus aimer, il me semble que la seule manière de montrer son affection est de laisser quelque chose, une partie de ce qu’on a construit. Manière de vivre encore un peu à travers ceux qu’on aime. (p.9)
En 1 mot : Émotions
« Pleurer de rire après un enterrement, c’est remettre un peu de chaleur dans ses yeux ; ensuite, on peut repartir, et marcher droit devant sans cette buée qui nous empêchait de bien voir. (p.14)
Mon avis : Un petit roman sympa, un fil rouge intéressant, beaucoup d’émotions mais un peu trop mièvre pour moi. Je n’ai pas trop accroché au héros principal. C’est une écriture simple, qui se lit vite (même très vite). Ce n’est donc pas de la grande littérature, mais ça fonctionne pour une lecture facile et positive, qui parfois amène des émotions et des questions sur comment marcher sur notre chemin de vie en prenant en compte le passé ou au contraire en regardant vers le futur…
« Perdre son dernier parent, c’est quand même quelque chose, une étape dans la vie. On n’a plus personne au-dessus de soi, il ne reste que ceux d’à côté, et ceux d’en dessous. Moi, j’aimais bien avoir quelqu’un au-dessus, comme une bonne conscience qui veille sur la mienne, cette présence rassurante qui ne cessera jamais de nous aimer. Un parent qui nous aime, c’est comme un sourire attendri qui plane au-dessus de nos têtes : quand on va mal, il suffit de lever les yeux pour être réchauffé à l’intérieur. (p.16)
Ma note : 🐭🐭🐭
« Un fou, c’est peut-être simplement quelqu’un qui sait une chose que les autres ignorent. » (p.380)
Cette lecture permet de valider : La catégorie 35 de mon Défi Lecture FB 2025 : Couverture dans laquelle apparaît un livre. Ainsi que ma première participation au Challenge « Un mot. Des titres » d’Azilis : pour le mot « Cent ».
Entre mecs, on ne parle pas de ces choses là. On a tendance à croire que les non-dits, ceux qu’on lit dans les yeux de l’autre, suffisent à nous connaître, qu’ils sont le ciment de l’amitié virile.
Entre mecs, on se dit que les mots ne servent pas à grand-chose, qu’on a raison de laisser ça aux femmes.
Entre mecs, on se trompe. (p.187)
Éditions XO, 2009
301 pages