
Résumé : Il existe de plus agréables façons de débuter dans la police que celle subie par le jeune Billy Styles, en cette année 1921. C’est peut-être le plus bel été depuis la guerre, mais ce qu’il découvre à Melling Lodge, une jolie demeure aristocratique perdue dans la campagne du Surrey, dépasse de loin les banales considérations météorologiques : le colonel Fletcher, sa femme Lucy et deux employés ont été proprement massacrés…
Arrivé en renfort, l’inspecteur John Madden de Scotland Yard se détache assez vite de la théorie officielle du cambriolage ayant mal tourné. Il découvre que les meurtres, en particulier ceux des femmes, semblent répondre à un rituel précis, planifié et exécuté de manière horriblement méthodique. Pour lui, cette horreur ne peut donc qu’être l’œuvre d’un maniaque, un tueur en série qui pourrait bien récidiver.
Mais le seul témoin du quadruple meurtre est une petite fille en état de choc… L’inspecteur de Scotland Yard aura alors bien besoin des conseils éclairés du premier profiler de l’histoire des crimes de papier, un disciple de Freud, pour tenter de résoudre l’incroyable énigme.
En 1 mot : Classique
Mon avis : Une enquête policière dans le style Hercule Poirot ou Commissaire Maigret. Dans la campagne anglaise proche de Londres, un joli décor fait de verdure et de bois. Un enqêteur typiquement anglais, le flegme qui le caractérise est aussi dû à son passé personnel et familial ainsi que ses années de soldats dans les tranchées durant la première guerre mondiale. D’ailleurs, la première guerre mondiale est un peu un fil rouge tout au long de l’enquête, non pas les batailles en elles-mêmes mais les séquelles tant physiques que psychologiques qu’elles ont laissé sur les hommes qui ont eu la « chance » de revenir au pays.
C’est un roman bien écrit, l’enquête est agréable à suivre ainsi que les changements personnels de John Madden que est de moins en moins taciturne au fil des pages.
Ma note : 🐭🐭🐭🐭🐭
L’instinct sexuel coule comme une rivière dans nos existences et si, pour beaucoup, elle est un large cours d’eau baigné de soleil, pour d’autres ce peut être une source de souffrance et d’angoisse. Un fleuve de ténèbres, Aphrodite se montre à nous sous des aspects dont certains sont étranges et terribles. Nous devrions la considérer avec respect mêlé de crainte. (p.154)
Éditions de Fallois, 1999
456 pages