
Résumé : Au printemps 1834, dans Madrid assaillie par les guerres carlistes et le choléra, surgit le cadavre d’une pré-adolescente, sauvagement démembrée. Elle porte à la bouche un insigne en or représentant deux masses croisées. Dans les quartiers miséreux affolés, on attribue le crime à un animal chimérique géant, vite dénommé “La Bête”.
Les disparitions se multiplient et il n’y a guère qu’un journaliste idéaliste pour croire que “La Bête” est un homme. Aidés d’un policier borgne et désabusé et d’une jeune orpheline, il mène l’enquête depuis les bas-fonds jusqu’aux palais à colonnades.
L’enfer n’est pas toujours là où on le pense.
En 1 mot : Sombre
Mon avis : Un « thriller » historique très sombre et qui, je pense, n’est pas fait pour tous les yeux. ⚠️ Si vous êtes sensibles, ne vous lancez pas dans cette lecture, des enfants y sont « malmenés » de façon très violente.
Personnellement j’ai beaucoup aimé, pas la violence en soi, car j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment des humains peuvent faire souffrir d’autres humains quelle que soit la cause « défendue », mais elle fait partie intégrante du récit voire de l’époque durant laquelle cette histoire se déroule. Epidémie de cholera, ville en recherche de solutions médicales et financières, pauvreté à tous les coins de rue, religion omniprésente bref une époque durant laquelle il n’a pas fait bon vivre à Madrid.
L’histoire est bien menée, de rebondissement en rebondissement, les auteurs (le nom de l’auteure est un pseudonyme qui cache une écriture à six mains : Jorge Diaz, Agustin Martinez et Antonio Santo Mercero, trois hommes sous un pseudo féminin, l’Espagne a été un peu choquée de ce fait lorsque cela a été découvert…) nous font parcourir Madrid dans tous les sens à la recherche d’un tueur de petites filles. On parcourt les ruelles glauques mais aussi de beaux palais et des cachettes sous terraines. L’écriture claire, précise et vive donne au récit une envie de savoir et de continuer la lecture jusqu’à l’aboutissement, qui elle est dans la mouvance du roman, étonnante et inattendue.
Les auteurs ont fait un beau et bon travail de recherches historiques, je suppose, car le rendu m’a vraiment plongée dans ces années terribles de famine et de maladie qu’ont vécu les grandes cités du début du 19e siècle.
Ma note : 💖
Cette lecture permet de valider : La catégorie 82 de mon Défi Lecture FB 2026 : Livre dont la lecture représente un serpent. Si le Défi vous intéresse, pour de plus amples informations c’est –> ici 🤗
Ainsi que la case « Espagne » de ma Coupe d’Europe Livresque 2024-2026 🇪🇸
Éditions Actes Sud, collection « Actes noirs », 2022
480 pages