
Quatrième de couverture : Dans le New-York des années 1870, deux mondes se côtoient et s’ignorent : la société des nantis, confite dans un puritanisme souvent de façade, et le monde grouillant des classes dites inférieures : émigrés miséreux et filles de joie – celles que l’on appelle les « femmes écarlates ».
Ecarlate, la femme que l’on retrouve morte dans un entrepôt du port l’est à double titre puisque sa blessure béante à la gorge l’a ensanglantées des pieds à la tête. Une prostituée égorgée serait banale si les vêtements qu’elle portait n’appartenaient pas à une femme du monde, récemment disparue du foyer conjugal. Etrange passerelle ainsi établie entre les taudis et les beaux quartiers.
Chargé de retrouver la fugueuse, Harp est lui aussi un trait d’union entre l’interlope et le mondain puisque sa profession consiste à rendre service aux riches en utilisant sa connaissance de la rue, dont il est issu. Au cours de son enquête, il passera d’un monde à l’autre, croisant des personnages historiques tels que les affairistes Jim Fisk et Jay Gould, la féministe Victoria Woodhull et sa sœur, la spirite Tennessee, pour mettre au jour un réseau d’intrigues et de corruption.
Un superbe roman historico-policier qui s’appuie sur une connaissance approfondie du New-York de la fin du XIXe siècle – qu’il s’agisse des bouges ou des bordels de luxe, des ateliers clandestin ou de l’Opéra -, une ville malade de la pauvreté et de la corruption et pourtant en passe de supplanter ses grandes rivales européennes.
En 1 mot : Détails
Mon avis : Une enquête » policière » menée par un vieux baroudeur à qui on ne la fait pas… Ce n’est pas un fil rouge très extraordinaire mais il se tient. L’enquête est chouette, pas trop lente, mais pas rapide non plus, le détective Harp a plus d’un tour dans ses poches. Il connaît sa ville par cœur, un peu trop d’ailleurs, car la foultitude de détails que nous donne l’auteur m’a, je l’avoue, saoulée au fil de ma lecture. « Trop de détails tue le détail ». Chaque trajet de Harp dans la ville est minutieusement décortiqué, il va dans telle rue en passant par telle avenue et telle maison ou magasin ou entrepôt ou bar ou restaurant ou… Bref si on enlève les descriptions en tous genres (car les détails ne se limitent pas aux trajets mais a tout ce que Harp voit, touche, mange, côtoie…) le roman perd un bon tiers de son nombre de pages 😉
Donc, c’est lassant et c’est dommage car l’histoire n’est pas mal du tout, il y a des rebondissements, des personnages qui donnent le change et l’ambiance du New-York de cette époque donne un petit cachet à l’histoire intéressant. J’ai tout de même apprécié cette lecture, mais je ne pense pas renouveler l’expérience avec cet auteur.
Ma note : 🐭🐭🐭🐭🐭
Cette lecture permet de valider : La catégorie 22 de mon Défi Lecture FB 2026 : Livre dont le personnage principal est à minima quadragénaire. Si le Défi vous intéresse, pour de plus amples informations c’est –> ici 🤗
Éditions Presses de la Cité, 1997
328 pages