
Résumé : Elle sonne à la porte de sa sœur, attend longuement qu’on lui ouvre. Nastia, la cinquantaine bien entamée, ‘la Parisienne’ comme l’appelle sa sœur, est de retour à Ljubljana. Si elle est là, c’est pour des raisons sentimentales : elle ne peut pas rester dans la même ville que celui qui vient de la quitter brusquement, du jour au lendemain.
La voilà donc dans Ljubljana, en pleine pandémie, alors qu’un puissant mouvement de protestation anime les rues de la capitale slovène. Au bout de quelques jours, elle trouve un appartement à louer, trop grand pour elle, mais peu importe.
C’est l’arrivée de Tobias, installé dans la chambre à côté de la sienne, qui va tout changer. Ce jeune journaliste belge est venu faire un long reportage sur la contestation citoyenne, dont il admire la force et la créativité. Quelque chose naît entre eux : un dialogue, une attention à l’autre, le sentiment d’une vraie rencontre. À ses côtés, Nastia découvre une Ljubljana bien différente de celle, socialiste et yougoslave, de son enfance et de sa jeunesse, et pose un autre regard sur le mouvement de protestation, sur la façon de se révolter aujourd’hui.
Car c’est de cela que parle ce roman : de la révolte intime et collective.
En 1 mot : Cheminement
Mon avis : Un roman sympathique sans plus. Une lecture agréable, simple et rapide. Nastia est une femme en reconstruction sentimentale suite à une relation que l’on peut qualifier de toxique. Et elle a décidé de passer cette étape dans son pays, sa ville, de naissance qui eux aussi sont en reconstruction.
C’est bien écrit, c’est fluide. L’histoire se tient même si j’ai trouvé Nastia de temps à autre agaçante.
Je ne connaissais pas du tout cette révolution « des vélos », mais cette façon de protester m’a séduite. La protestation se fait en douceur, la violence n’est pas admise, seuls les slogans et la musique sont les bienvenus. Mais cela porte ses fruits de part la régularité de ces manifestations (tous les vendredis pendant des semaines) et de part l’effet de masse (il y a chaque semaine plus de vélos).
Je ne connais pas non plus la Slovénie en général et Ljubljana en particulier. Les descriptions de la ville la rendent attractive et jolie, et me donne envie d’y aller passer quelques jours 😊
C’est donc un livre sympathique qui ne me laissera pas, je pense, un souvenir indélébile, mais qui m’a procuré un chouette moment de lecture et de dépaysement.

Cette lecture permet de valider : La catégorie 48 de mon Défi Lecture FB 2026 : Roman dans lequel on retrouve le mot chocolat, fromage ou saucisson –> Les 3 sont présents 😁. Et si le Défi vous intéresse, pour de plus amples informations c’est –> ici 🤗
Ainsi que la case « Slovénie » de ma Coupe d’Europe Livresque 2024 – 2026 🇸🇮
Éditions Gallimard, 2024
224 pages